Dépenser moins et dépenser mieux

Ce sont les lignes directrices que Les Hussards proposent en matière de finances publiques. La réduction des déficits et de la dette publique n’est pas seulement une obligation économique afin de redonner de la compétitivité à nos entreprises et du pouvoir d’achat aux classes moyennes mais un impératif de crédibilité européenne et d’indépendance nationale. Enfin, s’attaquer à la réduction des dépenses publiques pour réduire la dette, c’est être responsable pour ne pas laisser un trop lourd fardeau aux futures générations.

La France est le 2ème pays européen où les impôts sont les plus élevés, juste après le Danemark. Et nous sommes les champions de la dépense publique (57 % du PIB). Non seulement, nous dépensons plus que la plupart des pays européens, mais depuis que la gauche est au pouvoir, les efforts de redressement ont été abandonnés.

Retour à la retraite à 60 ans pour davantage de personnes, fin du jour de carence dans la fonction publique et abandon de la diminution de ses effectifs, aucune réforme structurelle d’ampleur menée, forte baisse des dotations aux collectivités locales pour s’épargner des efforts de réduction de dépenses (en particulier après les vagues bleues des municipales et départementales), toutes ces mesures soulignent l’absence de courage politique de la gauche et son renoncement à maîtriser les dépenses.

Baisse des dépenses

Dès l’alternance, Les Hussards préconisent de s’attaquer fortement et durablement aux dépenses publiques. Il conviendra, a minima de rétablir tout ce que la gauche a défait par lâcheté, notamment le non-remplacement d’un départ de fonctionnaire partant à la retraite sur deux, hors les ministères de l’Intérieur, de la Justice et de la Défense. Mais cette diminution devra surtout être organisée en fonction des missions accomplies par l’Etat. Ainsi, des redistributions de postes pourraient être envisagées.

Il faudra s’attaquer avec courage à toutes les dépenses superflues, les doublons et les dépenses inutiles. Une politique nationale globale sur ce sujet devra être conduite, analogue à celle qui prévalait avec la révision générale des politiques publiques. Aucun domaine d’intervention publique, s’il est jugé légitime que l’Etat s’y maintienne, ne devra être épargné par cette analyse, même les dépenses sociales ou les retraites.

Refus de l’assistanat

La lutte contre la fraude et l’assistanat participera à ce mouvement de lutte contre le gaspillage et le détournement de l’argent public. Les classes moyennes ont été les grandes victimes de la politique fiscale et budgétaire de la gauche. Si la priorité devra aller dans un premier temps aux entreprises et à la réduction des déficits, les premières marges de manœuvre disponibles devront être consacrées à la baisse de la pression fiscale sur les classes moyennes.