Nous souhaitons que toutes les politiques publiques qui sont mises en œuvre aient pour seul objectif : la lutte contre le chômage par le soutien aux entreprises. Ce soutien doit se manifester par la simplification administrative, la réduction des contraintes sociales et syndicales, le soutien à la prise de risques, à l’innovation et à l’investissement, la réduction du coût du travail, la facilitation de l’accès au crédit et aux marchés intérieur et extérieur.

L’entreprise au cœur des décisions

L’entreprise doit être placée au centre de toutes nos décisions car la création d’emplois et de richesse doit reposer prioritairement sur ce levier. Nous devons redonner de la liberté, de la souplesse et de la force à nos entreprises qui sont exposées à une concurrence mondiale féroce mais également à une concurrence directe de nos voisins européens. L’enjeu de la compétitivité est primordial. Veut-on donner toutes leurs chances à nos entreprises pour affronter leurs concurrents ?

Cela conduit à repenser notre modèle économique et social. Le financement de la protection sociale doit-il toujours reposer sur les entreprises et dans quelles proportions ? Le dialogue social français est-il compatible avec la modernisation de notre économie ? « L’uberisation » de l’économie modifie-t-elle durablement et substantiellement la manière de travailler ? L’Etat, tel qu’il fonctionne aujourd’hui, est-il un atout ou un frein pour les entreprises et la croissance économique ? Quelles seront les mutations de l’emploi et comment travaillerons-nous dans 10, 15 ou 20 ans ?

Ces questions sont autant de priorités d’une nouvelle politique économique globale qui affirme qu’il est possible de voir le chômage baisser substantiellement comme le montrent les situations de nos voisins allemands ou britanniques. Il est temps que la France tourne le dos à sa « préférence pour le chômage » par rapport au travail.

Indépendance et patriotisme économique

Nous devons aussi inventer un nouveau patriotisme économique qui permettra, dans le cadre d’une économisée globalisée et interdépendante, d’affronter la mondialisation avec plus de forces et d’atouts que nous en avons aujourd’hui. Une « exception culturelle économique » est à inventer car si tout doit être fait pour les entreprises et l’emploi, cela ne doit pas conduire à la disparition de notre identité économique et d’un modèle social à repenser mais dont il faut garder les points forts.

La transformation de notre modèle économique est vitale. Les Français attendent avec impatience ces changements, symbole de courage, de pragmatisme et d’esprit de conquête.