L’avenir de la France passe par sa jeunesse et donc par son système éducatif. Les Hussards souhaitent que ce sujet devienne une priorité du débat public en sortant des schémas archaïques. Nous ne devons plus accepter que ces débats soient accaparés par des pédagogues dont le bilan catastrophique se mesure à travers deux chiffres : près de 10 % des 18/25 ans, qui ont pourtant été scolarisées, sont illettrés, et 150 000 jeunes quittent l’école chaque année sans avoir obtenu de diplôme. Ces chiffres inquiétants sont renforcés par les résultats médiocres de nos écoles et universités dans les différents classements internationaux qui existent aujourd’hui (PISA, Shanghaï, …).

Il est temps de sortir des débats passéistes opposant privé et public, enseignement général, technologique ou professionnel, syllabique contre méthode globale, savoirs théoriques contre savoirs pratiques car notre système éducatif ne doit pas servir de champ d’expérimentation à quelques idéologues en mal de nouvelles victimes. Le seul élément qui doit guider notre politique éducative est le suivant : permettre à chaque élève d’accéder à l’excellence dans la diversité des parcours pour construire une société de l’intelligence et du progrès au bénéfice de chacun. Car la maîtrise des savoirs est une condition indispensable à l’accomplissement et à la liberté de l’individu.

Les Hussards souhaitent que la droite s’empare des questions éducatives qu’elle a trop longtemps délaissées par craintes des critiques de la gauche ou par peur de mécontenter certains syndicats. Nous devons sortir de la question unique sur les moyens pour nous intéresser au « comment », c’est-à-dire sur l’adaptation d’un système éducatif qui permettra à chaque jeune de réussir à se former et à s’insérer pleinement dans sa vie d’adulte, notamment dans sa vie professionnelle. C’est cela qui doit définir cette nouvelle école de la République.

Afin de lever les blocages corporatistes et pour impliquer l’ensemble de notre pays dans la réflexion sur notre politique éducative et de jeunesse, un référendum pourrait être organisé pour permettre aux Français de choisir l’école qu’ils veulent pour leurs enfants.

Nous refusons l’idéologie égalitariste de la gauche qui conduit au nivellement par le bas à travers les différentes réformes qui ont été conduites ces dernières années comme la volonté de supprimer les bourses au mérite ou les internats d’excellence ou qui a conduit à la suppression du latin ou des classes européennes au collège. Les maîtres-mot qui guident notre vision en matière d’éducation sont : savoirs, mérite, transmission, autorité, apprentissage, autonomie, récompense et respect.

C’est fort de ces convictions que nous souhaitons réorienter l’enseignement primaire vers l’acquisition des savoirs fondamentaux qui sont indispensables à chaque élève. Cela passe notamment par un renforcement des matières permettant cette acquisition, souvent résumé à travers l’expression : « lire, écrire, compter ». Ce socle minimal est aujourd’hui mis à mal. Mais nous faisons aussi le choix de la confiance envers les équipes éducatives, qui directement en contact avec les élèves, sont les plus à même de savoir quelles méthodes employées pour instruire nos enfants. Cette confiance, cette autonomie a pour corollaire un renforcement de la responsabilité des équipes éducatives qui devront être davantage évaluées, encouragées ou sanctionnées en fonction de leur résultat. Cette logique du renforcement de l’évaluation est aussi valable pour les élèves.

Cette nouvelle école de la République doit également être l’école de l’égalité réelle des chances et de la récompense du mérite et de l’effort. Il n’est plus acceptable que les meilleurs élèves soient dénigrés, en particulier par le système éducatif. C’est la réussite de chaque élève dans chaque filière ou formation qui doit être recherchée et promue en sortant, par exemple, du moule unique que constitue le collège tel qu’il existe aujourd’hui ou encore par la réhabilitation d’un nouveau « certificat d’études » qui permettra, avant l’entrée au collège, d’identifier puis de remettre à niveau, les quelques 20 % d’enfants qui ne maîtrisent pas les savoirs fondamentaux.

L’université elle aussi doit être réformée, ne serait-ce que pour faire face à l’afflux important d’étudiants ces dernières années qui n’a pas du tout été anticipé par le gouvernement et conduit à des systèmes impensables comme le tirage au sort plutôt que la sélection au mérite…

Si l’éducation est un facteur essentiel pour la réussite individuelle, nous souhaitons que ce mouvement global concerne également les familles, la culture, le sport, l’entreprise, l’armée et toutes les sphères qui concourent à la vie en société et à la formation du citoyen. L’éducation est en effet un des piliers de la Nation, mais notre politique en faveur de la jeunesse devra associer toutes ces composantes pour renforcer l’unité de notre pays. C’est ainsi que nous ferons le choix de la confiance et de la réussite à travers l’école de la République.