La France a une politique sociale et de santé publique parmi les plus performantes et les plus généreuses au monde et cela doit nous réjouir. Nous devons néanmoins être conscients que cette solidarité a un coût, qui peut même devenir un frein pour notre économie dans le cadre de la concurrence mondiale. Nous devons donc penser nos politiques de santé, de solidarités et de politique familiale en fixant un objectif simple : le plus haut degré de protection et solidarités sans nuire à la cohésion du pays et à la soutenabilité financière de ce système.

Au service de la personne et de la vie

Les politiques publiques, qui sont concernées, sont les plus importantes car elles touchent à la personne humaine et, à la vie, de la naissance à la mort. Elles sont aussi sensibles parce qu’elles touchent à l’intime et parfois à des situations de crise ou de difficulté. Handicap, dépendance et allongement de la vie, naissance et politique familiale, maladie, retraite, tous ces secteurs sont concernés par le modèle social que nous souhaitons façonner dans lequel les réussites individuelles et collectives sont nombreuses, en particulier grâce à une vie associative particulièrement riche dans ces domaines.

Vivre mieux, plus longtemps et en bonne santé implique que nous sachions faire face aux nouveaux défis sanitaires par exemple, grâce à une politique de recherche et d’investissement particulièrement prioritaire. Les nouvelles technologies ont d’ailleurs un rôle central à jouer dans les nouveaux traitements ou dans une meilleure efficience de notre système de santé.

Un équilibre à assurer

Notre modèle social est aussi un enjeu économique et financier auquel il faudra apporter des réponses rapides et pragmatiques. Ainsi, nous devons assurer un financement pérenne à notre système de retraites grâce à des réformes courageuses, trop longtemps reportées, en particulier sous le quinquennat de François Hollande. Il ne faudra d’ailleurs s’interdire aucun tabou dans ce domaine, notamment celui d’un recours accru au secteur privé, et à tout le moins à un management public réinventé. Mais ce n’est pas seulement un enjeu financier, c’est aussi un enjeu économique majeur dans lequel, la France doit prendre toute sa place, en particulier toutes les entreprises qui y participent.

Un modèle de société

Mais nous ne voulons pas laisse croire que la solidarité est uniquement une affaire de moyens et de moyens publics. La solidarité est un enjeu humain et de société, capital. A l’heure où l’égoïsme et l’individualisme structurent de plus en plus notre société, de nombreux individus et associations font vivre la solidarité au quotidien et c’est aussi cette forme désintéressée de vie en commun que nous devons promouvoir et encourager. La solidarité entre les générations est d’ailleurs un sujet trop souvent oublié des débats publics.

Une politique sociale nouvelle devra répondre aux enjeux territoriaux et de gouvernance. Nous devons lutter contre toute forme de désert médical. Mais cela passe aussi par l’identification des bons acteurs, en particulier les collectivités territoriales, les associations et les professionnels de la chaîne sanitaire et sociale. Nous devons re-vitaliser nos campagnes pour attirer de nouveaux médecins, nous appuyer sur des partenariats public-privé, numériser la ruralité grâce à la médecine quotidienne de demain qui s’appuiera sur les nouvelles technologies et soutenir ou faire connaître les initiatives locales qui existent déjà mais se retrouvent seules dans leurs actions de solidarité par exemple.

Un pilier essentiel : la famille

Ce nouveau modèle social français que nous voulons voir émerger devra, enfin, en premier lieu s’appuyer sur le pilier irremplaçable de notre société : la famille. Avant tout lieu de joie, de partage et de vie, la famille reste malgré ses évolutions au cours des dernières décennies, la première des sphères dans laquelle un individu s’épanouit. Nous devons restaurer une politique familiale mise à mal par la gauche et qui voit notamment notre natalité, une des forces de notre pays, décroître dangereusement. Nous revendiquons notre soutien aux familles et à une politique de natalité ambitieuse, car nos enfants, notre jeunesse, sont l’avenir de notre pays.